samedi, 18 novembre 2017
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Actualités

Omar Hamidou Tchiana

Le parti Amen Amine a tenu comme convenu son assemblée générale extraordinaire ce samedi 11 novembre 2017 sur convocation de son président national, l’ancien ministre d’Etat chargé des transports, Omar Hamidou dit Ladan Tchiana.  Dans un tweet qu’il a publié le vendredi 10 novembre, le président du parti Amen Amine a laissé croire à l’opinion que son parti est «victime d’une tentative de déstabilisation… » depuis le 30 octobre, date à laquelle il a cessé d’être membre du gouvernement, mais sans en donner plus de détails.

Cette réunion était en réalité une session disciplinaire, qui s’est exclusivement penchée sur le cas du député national Mohamed M’Bareck vertement critiqué ces derniers jours par des pros Ladan. Si l’on en croit une source proche de cette formation politique, ce député serait au centre d’une entreprise de déstabilisation du parti Amen Amine commanditée par certaines personnalités proches du pouvoir.

Mohamed M’Bareck a-t-il réellement entrepris des manœuvres contre le président du parti dont il est le vice-président ? Dans tous les cas, le Bureau politique du parti Amen Amine a décidé illico presto de son exclusion. Une décision dont les couleurs étaient déjà annoncées par les proches du président du parti Ladan Tchiana quelques heures auparavant.

Réagissant la veille, le député Mohamed M’Bareck a souhaité dans un courrier adressé au président du parti que l’ordre du jour de la réunion extraordinaire soit élargi aux questions qui fâchent qu’il a résumées en quatre points à savoir : « Haute trahison du parti suite à votre soi-disant démission ; la gestion des fonds reçus par le parti ; la gestion des nominations des militants ; le manque à gagner du parti suite à votre départ du gouvernement ».

Tout a été ficelé de manière expéditive et en l’absence du principal concerné qui a déjà prévenu que sa présence à cette réunion est conditionnée par la prise en compte des points évoqués dans sa lettre. Chance qui ne lui pas été concédée apparemment.

A moins d’un coup de théâtre ou d’une action judiciaire qui pourrait tout remettre en cause ou retarder les effets de cette sanction, son aventure à Amen Amine s’arrête à compter de ce samedi 11 novembre 2017.

Le parti Amen Amine a saisi cette occasion pour réaffirmer au grand-dam de ses militants son appartenance à la majorité au pouvoir en dépit du climat exécrable qui caractérise les rapports que cette formation politique entretient avec le pouvoir en place.

C’est qui est sûr les choses ne vont pas s’arrêter là entre Amen Amine et le Pnds-Tarraya, principal parti au pouvoir indexé à tort ou à raison d’être derrière une vaste entreprise de liquidation de Ladan et de son parti. A l’allure où vont les choses, Ladan et les militants Amen Amine finiront par rejoindre le camp de l’opposition, aux côtés de leurs anciens camarades du Moden Fa Lumana de Hama Amadou.

Wait and see !

Manifestation au Niger

Les opposants nigériens semblent sortir de leur torpeur. C’est le moins que l’on puisse dire à la lumière d’une déclaration choque rendue publique le week-end dernier par la coordination régionale de Niamey du principal parti de l’opposition le Moden FA Lumana.

Au-delà des formations politiques opposées au régime, ce sont presque toutes les forces vives de la nation, organisations syndicales et structures sérieuses de défense des droits de l’Homme, qui se préparent à livrer bataille contre l’équipe au pouvoir dirigée par Issoufou Mahamadou à trois ans des élections de 2021 qui, selon les dires du ministre de l’intérieur auront lieu en fin 2020, donc deux mois plus tôt.

La mauvaise gouvernance et le bâillonnement de libertés sont à l’origine de cette levée de bouclier contre le pouvoir en place qui fait montre depuis quelques mois « d’intolérance » sans précédent et de « mépris d’Etat » vis-à-vis du peuple qui lui a pourtant tout donné. En effet, depuis la manifestation du dimanche 29 octobre dernier sauvagement réprimée à Niamey, les partis politiques de l’opposition et certains acteurs de la société civile multiplient des déclarations pour alerter la communauté internationale sur ceux qu’ils qualifient de « menaces » sur la démocratie  et les droits de l’Homme.

Le régime en place pour sa part a opté pour la répression policière et l’arrestation de tous ceux qui critiquent légalement la façon dont les affaires publiques sont gérées par Issoufou Mahamadou et ses amis. Ce qui rend d’avantage délétère le climat politique actuel au Niger.

La situation qui prévaut au Niger n’a pas de précédent dans l’histoire de gouvernance depuis l’avènement de la démocratie au début des années dix-neuf cent quatre-vingt-dix. En effet, jamais l’injustice, les pratiques corruptives, le pillage organisée des biens publics, la concussion, le trafic d’influence, le népotisme et bien d’autres tares n’ont caractérisé une gouvernance démocratique comme sous le règne d’Issoufou Mahamadou.

Pourtant avant leur arrivée au pouvoir en 2011, Issoufou et ses principaux camarades du PNDS ont séduit les nigériens de par leur engagement à lutter contre des pratiques malsaines qui avaient cours sous le régime de Tandja Mamadou. Nul ne pouvait penser que ce même monsieur, qui se faisait passer pour le « Calife Omar Ibn Al Khattab, compagnon de prophète Mahomet (PSL) doté d’une humilité et d’un comportement hors-norme, pouvait une fois au pouvoir, fermer les yeux face à tous les actes de mauvaise gestion qu’il a lui-même dénoncés en tant qu’opposant. A l’épreuve des faits, l’histoire a donné raison à ses adversaires politiques qui dès les élections présidentielles de 1999 et 2004 lorsqu’il était arrivé au deuxième tour avec Tandja Mamadou, avaient tiré par deux fois sur la sonnette d’alarme en appelant les nigériens à lui barrer la route du pouvoir, considérant que son avènement au pouvoir sera un véritable désastre pour le Niger et son peuple.

En dehors de ses adversaires comme Mahamane Ousmane de CDS-Rahama et bien d’autres leaders politiques qui l’ont connu dans d’autres circonstances, personne ne pouvait percevoir dans les discours de l’opposant Issoufou Mahamadou d’autres intentions si ce n’est la volonté de servir le Niger. Ceux qui avaient accordé leurs suffrages à Issoufou, notamment la jeune génération qui l’a porté au pouvoir en 2011, trouvaient en lui un dirigeant capable de sauver le Niger du gouffre. Malheureusement, l’immense majorité des nigériens regrettent amèrement aujourd’hui leur vote en faveur d’Issoufou, sauf quelques privilégiés issus de son parti le PNDS et ceux dont leurs proches vivent sous l’ombre du pouvoir.

Depuis qu’il a décroché le second quinquennat, Issoufou a radicalement changé dans sa façon de diriger, mettant de côté l’essentiel des promesses électorales et autres espoirs qu’il a miroités au peuple nigérien. Il se conduit plus en chef d’un clan qui garantit l’impunité à ses proches trempés dans des sales affaires et la prison à ses adversaires politiques qui n’ont fait qu’exiger le respect des règles de jeu démocratiques. 

Issaka Assoumane DG douane Bazoum

Démis de ses fonctions de DG des douanes nigériennes en décembre 2016 suite à l’affaire de vente aux enchères de 495 containers de la société chinoise, Issaka Assoumane est cité comme un des potentiels candidats à la magistrature suprême qui pourrait succéder à Issoufou Mahamadou en 2021.

Le président du parti Bazoum Mohamed a annoncé en milieu de semaine lors de la cérémonie d’installation des nouveaux membres de la commission électorale indépendante que le président Issoufou partira après son mandat qui prend fin en 2021. Des élections seront organisées dès décembre 2020, a-t-il rassuré, dans un contexte politique marqué par de vagues d’arrestations des opposants et acteurs de la société civile hostiles au pouvoir en place.

Cette course à la succession d’Issoufou Mahamadou à la magistrature suprême s’annonce déjà très âpre entre l’actuel président du parti au pouvoir, Bazoum Mohamed et les prétendants au fauteuil présidentiel notamment au niveau de la région de Tahoua, fief du parti au pouvoir, le Pnds-Tarraya. Selon nos sources, les ressortissants de cette région dont principalement de nombreux cadres et opérateurs économiques, auraient porté leur choix sur la personne de l’ancien douanier Issaka Assoumane, nommé Directeur Général des douanes nigériennes avant d'être limogé en décembre 2016, suite au scandale de vente aux enchères de 495 containers à ses proches qu’une société chinoise a abandonnés au profit de l’Etat du Niger. Ce dernier va être nommé par la suite conseiller spécial avec rang de ministre aussitôt après sa destitution pour indélicatesse.

Déjà à cette époque, plusieurs proches du régime avaient trouvé ce repêchage comme la preuve d’une déloyauté vis-à-vis des premiers responsables du parti au pouvoir. Au lieu que l’ancien DG des douanes nigériennes rende gorge en raison de cette affaire de la vente aux enchères irrégulière des containers, il s’est vu plutôt repêché dans le cercle très restreint des hommes du président.

C’est donc cet homme que certains ténors du Pnds de la région de Tahoua comptent imposer comme leur candidat pour succéder à la magistrature suprême du Niger en 2021.

Trump Issouf MacronHier allié privilégié de la France sous le quinquennat de François Hollande, Issoufou semble aujourd’hui faire des Etats-Unis son allié stratégique dans la gestion de questions qui perturbent son sommeil.

La politique étrangère du Niger vis-à-vis des Etats-Unis d’Amérique a atteint un tournant décisif ces dernières semaines. En effet, depuis l’attaque de Tongo Tongo qui a occasionné la mort de quatre soldats américains et quatre autres soldats nigériens, Niamey et Washington coopèrent bien plus pour s’attaquer au terrorisme dans la région, dit-on avec zèle. Un rapprochement qui ne manque pas de provoquer la stupeur chez l’ex-puissance coloniale la France.

Beaucoup de choses ont changé dans les relations entre les deux pays depuis l’arrivée de Macron au pouvoir. Certains perçoivent à tort ou à raison une forme de lâchage de l’Elysée par Issoufou. Même si on n’ignore les vraies raisons de cette pirouette de celui qui jusqu’à une date récente est considérée par l’opinion nationale et internationale comme un valet pur et dur de la France, dans les coulisses on invoque la gouvernance Issoufou marquée par le non-respect des libertés publiques et le harcèlement contre des opposants au régime, qui ne plaît pas à l’Administration d’Emmanuel Macron.

Une préoccupation partagée aussi par l’Administration Trump très regardante sur le traitement des dossiers qui touchent à la gouvernance interne du Niger, quoique son attention reste focalisée sur les questions d’ordre sécuritaires. En octobre 2015, le Niger et les Etats-Unis ont signé un accord sur la ’’sécurité et la gouvernance’’ et l’ouverture de plusieurs dispositifs militaires dans la région nord du pays.

Dans le cadre de cet accord dont les termes échappent au contrôle de la représentation nationale, le ministre nigérien de la défense a annoncé pour la première fois lors d’un entretien accordé la semaine écoulée à la chaîne BBC que les drones Américains basés à Niamey sont désormais autorisés à frapper leurs cibles sur le territoire nigérien. De ce fait, l’aviation américaine aura une emprise sur l’espace aérien nigérien pour mener à bien ses opérations de ratissage contre les terroristes, comme ce fut le cas en Afghanistan ou en Irak après le 11 septembre 2001.

Une telle décision intervient peu de temps après l’annonce faite par Washington de débloquer un appui financier de quelque 60 millions de dollars au profit de la force mixte de G5 sahel. L’autorisation de frappe aérienne donnée à Washington suscite de nombreux commentaires chez les citoyens nigériens qui accusent les dirigeants nigériens d’avoir vendu la souveraineté nationale aux « puissances impérialistes ». De peur de s’attirer les foudres du pouvoir en place, bon nombre des responsables politiques et, particulièrement les députés qui, semble-t-il n’ont jamais été consultés pour donner leur approbation sur les faveurs qu’Issoufou a concédées aux armées étrangères, ont préféré rester de marbre.

De son côté aussi, la France en tant qu’ex puissance colonisatrice, a été aussi surprise par cette démarche singulière du régime nigérien, bien qu’elle-même ait réussi la première à faire ses tentacules à travers des bases militaires qu’elle a installées dans les confins du territoire nigérien. Des diplomates français jugent trop hâtive l’autorisation accordée aux Etats-Unis d’Amérique d’installer leurs dispositifs militaires et aériens sur un terrain qui est longtemps considéré comme la chasse gardée de la France.

C’est un secret de polichinelle, les Etats-Unis et la France, pour ne citer que ces deux puissances, se sont lancés dans une lutte d’influence dans la région saharo-sahélienne et particulièrement au Niger au point où certains analystes des relations internationales assimilent cela à une réelle reconquête coloniale.

Cette course de fond a transformé le Niger en une zone pivot hautement géostratégique pour la France et les USA. Au-delà des questions de sécurité, beaucoup pensent que des intérêts économiques justifient tout ce regain d’intérêt qu'ont les grandes puissances pour le dernier pays de la planète. En plus de l’uranium qui est un minerai stratégique pour la France et du pétrole exploité par la Chine, plusieurs entreprises étrangères sont détentrices des permis de recherche minière. Cette convoitise suscitée par les richesses minières du pays est à elle seule perçue comme un des vrais mobiles de tous les déploiements sécuritaires de ces grandes puissances.

Un avis que partagent bon nombre de nigériens qui ne voient d'ailleurs aucune perspective heureuse dans cette venue en masse de troupes militaires étrangères. Le peuple nigérien la considère comme un recul grave d’une nation victime de l’extrême pauvreté, des pratiques corruptives, de l’injustice sociale, de vol des deniers publics, et de l’enrichissement illicite de ses dirigeants. 

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Le tristement célèbre ministre de la défense nationale sous le premier mandat d’Issoufou Mahamadou, est de retour dans la gestion des affaires publiques. Karidjo Mahamadou alis « Lékéké », ainsi que le surnomme ses intimes, est nommé ministre des transports à l’issue du remaniement du gouvernement intervenu ce lundi 30 octobre 2017, remplaçant le ministre démissionnaire Omar Hamidou Tchiana qui dit avoir quitté le gouvernement par respect à des « principes » et à ses « convictions ». Politiques.

Karidjo Mahamadou quitte ainsi son poste de président de Haute Cour de justice, une juridiction politique rattachée à l’assemblée nationale qui a pour rôle de juger les faits et actes condamnables commis par les membres de l’exécutif. Sa non reconduction dans l’équipe gouvernementale au lendemain des élections de février 2016 a été interprétée  par certains observateurs de la scène politique comme une rupture de confiance entre lui et le président de la république par rapport aux présumées malversations financières évoquées par la presse nationale et internationale relativement à l’achat des matériels des forces armées de son pays.

A l’époque plusieurs journaux avaient fait cas des « affaires scabreuses » que ce ministre aurait entretenues avec un certain Boubacar Hima plus connu sous le nom de « Style féroce ». Aucune enquête n’a permis d’en savoir plus du fait de la nature de la question jugée très « sensible et stratégique » pour ne pas en parler publiquement au risque de violer des « secrets-défenses », avaient aveuglement soutenu certains proches du pouvoir en place. Donc le blackout-out arrangerait Karidjo et tous les responsables politiques à cette époque.

Il faut dire qu’aujourd’hui toutes ces spéculations sont derrière lui étant donné que le magistrat suprême ne lui a pas non plus tenu aucune rigueur par rapport à ses frasques politiques, notamment l’organisation des meetings de précampagne, à un moment où les forces armées de son pays se battaient contre les éléments de secte Boko Haram. Son retour aux « affaires » fait de lui un homme neuf qui jouit toujours de la confiance du patron.

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La fin des délestages et coupures prolongées d’électricité n’est pas pour demain au Niger. En effet, selon plusieurs sources dignes de foi, la coopération en matière de fourniture d’électricité entre le Niger et son grand voisin le Nigéria arrive à échéance en décembre 2017. A moins d’une nouvelle reprise de ce partenariat, c’est qui est peu probable indique-t-on au passage, le Niger pourrait connaître plus de difficultés qu’il n’en a connues depuis plus de cinq ans en matière de fourniture électrique.

La menace de cessation complète d’approvisionnement en électricité à partir du Nigéria est devenue réelle ces derniers mois et celle-ci serait liée au non-paiement des arriérés que la nigérienne d’électricité Nigelec doit à la Compagnie d'énergie électrique nigériane  (NBET) Company Plc et à la Compagnie de transmission du Nigéria (TCN).

Selon une information du site d’information Naija24 News datée de 13 août dernier, le cumul d’arriérés dus par la NIGELEC s’élèverait à 14,45 millions de dollars, montant référencé dans le procès-verbal de la 17e réunion du secteur de l'énergie, tenue  à Abuja.

La même source avait indiqué qu’un mémo discret de l'agence nigériane d'électricité a été envoyé à NIGELEC de la République du Niger et à la Communauté Electrique du Bénin (CEB) de la République du Bénin, «exigeant le paiement de leurs dettes ou risqueraient d'être coupés».

Pour garantir son indépendance énergétique le Niger peine à mettre en œuvre le volet énergie du programme Kandadji. Le régime actuel a trouvé une solution alternative en créant une centrale à vapeur de près de 100 Mégawatts sur la rive droite du fleuve Niger à Gorou Banda. Malheureusement, la création de cette centrale n’a pas mis la ville de Niamey et ses environs hors des coupures d’électricité. Pire, les choses n’ont fait que se compliquer plus que par le passé.

Le problème d’approvisionnement en électricité est un coup dur pour l’économie nationale du pays tout entier qui tourne au rythme des coupures intempestives. C’est dans ce contexte que le régime a prévu dans le cadre de sa loi des finances 2018 une augmentation assez significative du prix du kilowattheure. 

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A-t-il été démis de ses fonctions de ministre d’Etat, ministre en charge des transports ou a-t-il lui-même décidé de quitter de son propre chef ? Omar Hamidou dit Ladan Tchiana, président du parti Amen Amine n’est plus membre du gouvernement depuis ce lundi 30 octobre. La nouvelle est tombée le même jour en début de soirée à travers la nomination de son remplaçant Karidjo Mahamadou, ancien ministre de la défense sous le premier mandat du président Issoufou, qui quitte son poste de député et président de la Haute cour de justice.

Dans un tweet qui a fait le buzz peu de temps avant la nomination de son remplaçant, Ladan Tchiana dit avoir quitté le gouvernement par « respect à ses principes » et à « ses « convictions ». La réaction des communicants du régime ne s’est pas faite attendre. Dans une pluie des posts sur facebook, ces derniers ont fait croire à l’opinion que Ladan a carrément été démis de ses fonctions et que notification lui en avait été faite depuis dimanche, moins de vingt-quatre heures après avoir pris un arrêté pour suspendre les activités de la société privée de transport STM, une entreprise qui est dans les bonnes grâces du pouvoir en place.

La décision de suspendre cette société est intervenue au soir d’un accident de route occasionné par un de ses bus. L’accident s’était soldé par une vingtaine de morts et des blessés graves. L’hécatombe mérite bien une telle sanction de « suspension » comme le dit l’arrêté ? Nul ne sait si cette décision a été prise de manière discrétionnaire ou elle a été suscitée d’en haut. Apparemment non car il semble que STM transport a repris de plus bel ses activités depuis lors passant outre cette décision du ministre Ladan Tchiana.  Est-ce cet affront qui l’a fait démissionner ? Difficile de le savoir et en attendant une probable réaction de son parti politique au sujet de ce que ses militants qualifient de persécution politique contre les cadres du parti Amen Amine depuis plusieurs mois.

Rappelons que la situation entre le parti au pouvoir et celui leur allié Ladan est devenue exécrable avec le limogeage en conseil des ministres du maire central de Niamey à qui il est reproché de nombreuses malversations financières selon une inspection d’Etat diligentée par le pouvoir central. Dans les coulisses, certains barrons du régime en place accusent Omar Hamidou Tchiana de bloquer le processus de signature d’un contrat de construction de nouvel aéroport de Niamey avec des entrepreneurs turcs. Ce dernier aurait exigé avant d’apposer sa signature le versement d’une commission à son profit qui avoisinerait quelque 4 millions de dollars, si l’on en croit une information largement relayée par les communicants du régime qui voulaient justifier le renvoi d’un allié encombrant du gouvernement.

En outre, d’autres sources proches du pouvoir lient cette situation à une réelle incompatibilité d’humeur qui remonte à quelques semaines entre le président de la république et le ministre d’Etat Ladan Tchiana. En effet, selon nos sources le ministre Ladan aurait osé lors d’un conseil des ministres attaquer de manière frontale le père de la nation au sujet de la répartition des projets de construction des routes entres les différentes localités reculées, jugeant celle-ci illégale et en porte à faux avec l’esprit républicain. Il semble que c’est cela qui a aggravé le plus sa situation auprès du chef de l’exécutif.

En attendant la réaction de son parti pour en savoir plus sur les contours de ce désamour, il faut désormais compter Ladan Tchiana et ses lieutenants persécutés par le régime par les farouches opposants à Issoufou Mahamadou. 

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